Le temps du contact

Bonjour à toutes,

Bonjour à tous,

“Qui sommes-nous ?”

J’avais entendu ces mots éclatés dans ma tête… Personne n’était présent à mes côtés.  Je n’avais pourtant pas rêvé !  .Je venais juste de me réveiller de mon sommeil.  Ce n’était pas le songe d’une nuit d’été, mais il y avait quelque chose d’inhabituel, de complètement diffèrent des autres réveils…

Cette phrase aussi simple soit-elle,était là gravée sur l’écran de ma conscience :

“Qui sommes-nous ?”

Le ton sur lequel j’avais perçu ces mots avait un goût de fermeté, une injonction sans rigueur malsaine. Simplement, cela se voulait strict.  Cela faisait que mon attention reposait donc sur le son de cette vibration ; j’étais donc totalement attentif à ce qui allait se passer.

J’eus alors cette impression fugace que j’avançais vers un pont.  Ce pont, passerelle jetée par Zeus est justement parcouru par sa messagère Iris, dont l’emblème est l’arc-en ciel.  J’étais donc invité à voyager, à explorer toutes mes constructions intérieures, afin de transformer en épreuves le voyage vers moi-même…

Je parcourais donc des avancées, des alliances vers des mondes encore inaccessibles : j’allais, en vérité, découvrir une nouvelle relation à l’autre.

Au loin, se dressait un drapeau couleur rouge, symbolisant l’aube nouvelle, le combat entre les ténèbres et la lumière.  J’avançais lentement sur ce pont, à l’aube d’un nouveau jour.

Qui étais-je ?  J’étais pourtant là, sur cette passerelle à caractère périlleux, prêt à toute aventure initiatique.

Pour moi, ce pont à traverser est une voie étroite comme celle que l’on trouve en alchimie.  Cette voie inéluctable a comme caractère l’obligation de choisir et, dans ce choix, il n’y a que deux alternatives :  je suis soit damné, soit je suis sauvé.

Ce pont jeté sur l’invisible semblait être l’écharpe d’Iris ; en effet, la Lumière véritable se décomposait au travers du prisme cosmique pour former cette écharpe d’iris, cette alliance éternelle entre le ciel et la terre…  Sur cette voie étroite, j’avais parcouru un tiers du chemin pour me rendre de l’autre côté.  Le soleil se levait doucement face à moi ; il commençait sa courbe ascendante alors que moi j’allais plutôt vers ma courbe descendante.  Il en est ainsi pour tout être humain venant dans ce monde.  Chacun(e) pourra, en effet, s’interroger, avec précaution, sur la portée autobiographique de ce texte…

C’est vrai que, lorsque l’on reprend, de cette manière, certains mots, certaines expressions pour les “perlaborer” et ensuite, les faire progresser finement en ressentis, il ne peut en sortir que du bon.  C’est la raison pour laquelle il y a beaucoup à dire sur ce texte mais je n’en ai ni le temps, ni les larmes, je le regrette infiniment.

Voilà pourquoi je n’ai que le courage de mes mots.  Ce que je ne fais pas, j’en parle, ce que je ne dis pas, je l’écris.  Ce sont des mots pour coucher ma réflexion, des pensées pour taire mes actes manqués…

J’en ai conscience, il y a certainement un être pris au piège en moi.  C’est peut-être l’impermanence de la certitude ; je vous demande donc, en conséquence, de lire ce texte comme une entrée en matière,”une mise en place”.

En reprenant alors mon récit, je continuais cependant de marcher sur ce pont pour rejoindre cette silhouette, là-bas, tout au bout.  Je me disais en moi que j’écrivais comme si cela devait permettre de sauver la vie de quelqu’un…  Probablement la mienne !

Je suis persuadé que j’écris aussi pour entendre mon âme parler, chanter et parfois pleurer.

Ce n’est pas un témoignage “dilacéré” d’une confession mais bien plus le récit d’une aventure initiatique.  Pourtant, je me rendais compte que je n’étais pas encore rendu au bout de mes efforts, quand d’autres paroles se firent jour dans ma conscience.

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Les barbelés de l’inconscient ou la prison du mental

Bonjour à toutes,

Bonjour à tous,

Ce que je te montre là, je l’ai vécu en d’autres temps, voire dans un autre espace-temps, toutefois, bien ici sur terre ; ce que je te montre est une réalité même si elle n’ est perceptible que par certain(e)s.

Le  temps, comme tu peux t’en apercevoir, n’est pas du tout comme cela…  C’est la raison pour laquelle tu ne peux voir qu’une seule part de la vérité.

Cette image n’est pas un hologramme, non, mais bien plutôt une certaine réalité, la mienne, en fait !

Ce que je vois, ce sont des barbelés…  Un camp est cerné par ces barbelés qui l’entourent ;  un jeune homme vêtu de guenilles est empêtré dans ces fils barbelés…  Je suis loin, je ne vois pas très bien cette scène ; et pourtant, je devine vraiment ces formes humaines et j’entends vaguement les cris des prisonniers d’une autre ère, d’un autre temps, à l’image d’un passé peu reluisant pour certains…  J’essaye de m’approcher mais j’ai du mal à arriver vers ce camp.  On dirait que l’image bouge, se gondole, mais, en fait, il n’y a rien de tout cela.  Quant à ma vue, je ne sais si elle a à voir avec ce qui se joue en ce moment, mais j’ai du mal à percevoir les choses.  Je devine que près de ces barbelés il y a une roulotte avec une toile rouge par dessus.  La roulotte est stationnée là.

Soudain, le jeune homme agrippé aux fils de fer barbelés, leva les yeux  à ma hauteur.  Quelle ne fut pas ma stupéfaction quand je découvris son regard qui plongea dans le mien.

En effet, avais-je rêvé ou étais-ce la vérité du moment  ?  Ce jeune homme me ressemblait comme deux gouttes d’eau.

C’était moi, et j’étais lui… Pourtant, je ne faisais aucunement partie de la scène, encore moins du décor.  J’en étais plutôt le spectateur, uniquement.  Je vibrais à la même fréquence que lui, ce jeune homme, endormi dans mon corps mais mon esprit, lui, était parfaitement en alerte..

Cela peut paraître étrange de penser que l’on n’est plus soi, sentir seulement son esprit se mouvoir ailleurs, comme si vous étiez totalement vous…

Je regardais donc ce deuxième moi s’animer comme une marionnette.  Mon coeur se dilatait, ma poitrine se gonflait et tout mon corps vibrait d’une douce chaleur.  Je m’aperçus que mes pieds étaient dans la boue, mais cela ne me gênait en aucun cas.  C’est avec avidité que je regardais de l’autre côté de ce grillage, je m’agrippais de toutes mes forces à m’en écorcher les paumes des mains ; j’étais vêtu d’un sari couleur bordeaux, de sandales, et, sur mes épaules, tombaient un carré de tissu que j’avais noué sur le revers.

En parallèle, mon autre moi, resté, lui, de l’autre côté des barbelés, voyait aussi la scène qui se jouait dans ce camp.  Privé de toute défense, il ne pouvait se mouvoir.  D’où je me trouvais, je pouvais entendre les paroles qu’il arrivait à prononcer avec difficulté.

“Oui, j’étais bien ce jeune homme dans ce camp, et, par ailleurs, j’étais aussi, moi, de l’autre côté mais je ne pouvais pas bouger”.

Cette scène à laquelle j’assistais était bien réelle ; c’était ce genre de scène qui peut vous donner à penser que vous avez quelque petits problèmes psychologiques… Imaginez, vous êtes vous et un autre en même temps, vous vous regardez en train de vous regarder…

Je n’ose dire l’effet que cela produisit dans mon esprit !  Les mots sont-ils assez puissants pour que j’arrive à transcrire cette ‘décorporation’ de mon moi profond, voire de ma véritable nature humaine ou encore ‘spirituelle’ ?  Je n’en suis pas certain !  Ce que je sais, en vérité, c’est que je voyais aussi bien que dans mon véritable corps.

Ce phénomène ne dura, cependant, qu’un court instant avant qu’une fois encore, le jeune homme du camp ne reprenne la parole.

“Attaché aux barbelés, je le suis depuis mon arrivée ici, dans ce camp de torture.  Je suis figé là, comme pétrifié ; je me suis résigné à toute chose extérieure à moi-même.  Ce que j’ai compris, je te le livre, à toi qui est en dehors des murs de cette prison, à toi, qui te trouve dans cette autre cellule qu’est ton corps.

De mes mains, j’ai longtemps créé…  J’ai aussi violenté, frappé, tué, non par ma volonté, mais par mon esprit, qui, aujourd’hui, je le sais, était, lui, enfoui dans l’ombre de mon égo…  J’ ai aussi longtemps fermé les yeux sur la réalité du temps qui passe, je me suis enfoui au tréfonds de moi-même pour me cacher, me protéger… Je ne souhaitais que me suffire à moi-même.

J’ai refusé la Lumière du soleil car je pensais que mon éducation était la bonne, que ce que l’on m’avait enseigné suffisait pour avancer sous le soleil de la vérité… Lire la suite

Le langage de Dorlinda ou le Féminin Sacré

Bonjour à toutes,

Bonjour à tous,

Cela faisait déjà un petit moment que Jean était assis dans cette petite chapelle, au sommet de cette colline.  Il lui avait fallu grimper durement pour arriver jusqu’à ce lieu si reculé de la montagne, mais enfin, Jean était assis dans ce petit sanctuaire, il méditait.

Tout était vraiment calme dans cette chapelle perchée à flanc de colline et Jean, dans sa méditation, revoyait des bribes de sa vie ; il avait, par moments, quelques accès de colère : il ne savait pas pourquoi mais tout cela lui faisait venir les larmes aux yeux.

Dans ces conditions, alors, pourquoi Jean avait-il ces sensations-là ? Que pouvait-il bien se passer dans cette chapelle ?

Il est vrai que personne ne peut le dire…  Ce que l’on sait, c’est que Jean était seul, en pleine méditation…

Détendu, assis dans le calme de cette chapelle si haut perchée, il ne pouvait certainement rien lui arriver…  Jean repensait à plusieurs scènes de sa vie, quand, soudain, il entendit, dehors, un bruit sourd.

Dans un premier temps, il n’y prêta aucune attention ; toutefois, une seconde ‘déflagration’ remplit l’espace de la petite église.  Jean sursauta et émergea, d’un coup, de sa méditation.  Perplexe, il alla voir dehors ce qui pouvait bien provoquer ce bruit…

Étrangement, rien ne paraissait suspect aux yeux de Jean.  Pourtant, il n’avait pas rêvé, il avait bien entendu ce bruit par deux fois !  Toujours rien de visible à ses yeux !  Jean retourna donc dans le sanctuaire et continua de réfléchir sur son passé.  Il ne savait pourquoi mais il était mal à l’aise et sentait son coeur battre plus que de raison ; tout cela lui était inexplicable…  Seul, si haut sur ce pic de la montagne, qu’allait-il bien advenir de lui  ?

Il se sentait de plus en plus mal en point, mais pouvait-il l’attribuer à l’altitude du lieu  ?  Que penser de tout cela  ?

Ce qui se passait ici, dans cette chapelle dédiée à la Vierge, était inhabituel…  Seul, dans ce lieu, Jean ne savait plus que faire.  Le soir commençait à descendre ; en effet, en montagne, la nuit se fait plus rapide que dans la plaine.

Le ciel rejoignait la terre comme en certaines périodes de l’année, pour s’accoupler…  Le ciel, couleur indigo, embrassait la terre recouverte d’un rayon couleur or.  Le soleil, doucement, se cachait derrière l’horizon des montagnes célestes…  Jean était sorti et regardait ce spectacle que cette nature lui offrait en ce jour.  Puis, après quelques minutes de contemplation presque mystique, Jean vit le ciel toucher la terre, comme dans une étreinte amoureuse…

Le soleil finissait sa course sur l’horizon des pics rocheux.

On aurait dit un orgasme  de l’univers avec la terre, voire un nouvel enfantement.  C’est certainement Ra, le soleil couchant, qui donnait l’impression que l’univers avait des convulsions…  C’était une étreinte parfaite, un accouchement précoce, un retour du temps…  Le ciel aspirait la terre et celle -ci recevait le ciel en son sein pour une nouvelle union du Père et de la Mère.  Le soleil avait maintenant complétement laissé la place à cet azur indigo, qui  de ce fait, donnait une intensité à ce spectacle.

De là où il était, Jean sentait l’univers s’extasier de bonheur ; c’était un mariage céleste parfait du jour et de la nuit, comme il devrait y en avoir sur terre, entre l’homme et la femme…

C’était la rencontre de la partie la plus précieuse de chaque individu, un mariage, une union cosmique  en chacun, du sacré qui nous habite tous.  Il y avait, en ce début de soirée, une naissance sublime qui se jouait à plusieurs niveaux…  Le monde, lui allait enfanter… Jean, lui, recevait quelque chose d’indéfinissable.

Ce rendez-vous mystique avait lieu sur ce piton rocheux. Gaïa, Rhéa, Déméter, Isis…  Et d’autres s’étaient donné rendez-vous en ces lieux, afin de sublimer parfaitement l’instinct et l’harmonie la plus profonde de l’Amour…  Cette force universelle descendue, là, était le principe spirituel, exprimé sous la forme féminine.

Dans l’écho de la montagne, Jean entendit cet hymne ‘La nuit’ de Jean-Philippe Rameau :

” O nuit, qu’il est profond ton silence

Quand les étoiles d’or scintillent dans les cieux !

J’aime ton manteau radieux

Ton calme est infini

Ta splendeur est immense

Ton calme est infini

Ta splendeur est immense.

O nuit, toi qui fait naître les songes

Calme le malheureux qui souffre en son réduit

Soit compatissante pour lui

Prolonge son sommeil, prend pitié de sa peine

Dissipe la douleur, nuit limpide et sereine.

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Rencontre rapprochée : L’autre contact

Bonjour à toutes,

Bonjour à tous,

Nous sommes au mois de Mai 1996. Daniel revient d’un week-end de chez ses parents.  En cette fin d’après-midi, Daniel est au volant de sa voiture, sur une petite route de campagne.  Il roule tranquillement en pensant déjà à la reprise de son travail ; rien ne vient le perturber.

Cette route, il la connaît très bien car il l’emprunte régulièrement pour aller voir ses parents, à une trentaine de kilomètres de son domicile.  Le temps est clément en cette fin d’après-midi, il fait même beau, un soleil éclaire le ciel.  Daniel est serein au volant de sa voiture qu’il vient d’acquérir.  Daniel est un jeune homme de vingt-six ans.  Il travaille dans une petite entreprise de mécanique de la région du Nord de la France depuis quatre ans.

Il fréquente une jeune fille, qui, elle, se destine à une carrière para-médicale ; ils se connaissent depuis un an.

Sur cette route de campagne, personne ne vient troubler la tranquillité de Daniel.  Il roule sereinement  en écoutant un peu de musique.

Daniel roule déjà depuis quelques minutes et tout semble aller bien.  Daniel est content d’avoir pu rencontrer son plus jeune frère ainsi que sa soeur de trois ans son aînée.  A la radio, une chanson pop se fait entendre.  Daniel est calme, il roule sur cette route qu’il connaît parfaitement…

Soudain, sans que rien d’apparent vienne perturber le retour de Daniel vers son domicile, ce dernier, toutefois, ressent une petite secousse au niveau de sa colonne vertébrale.

Que se passe-t-il  ? Daniel n’y prête aucune attention et continue son trajet. Le phénomène se reproduit encore une fois.  A ce moment, Daniel se sent partir, il ne contrôle plus la conduite de son véhicule…  D’un seul coup, le voilà qui s’écroule au volant de sa voiture…

Que s’est-il passé ?  Je ne peux vous le dire pour le moment, alors, continuons plutôt ce récit.

Daniel vient de perdre connaissance au volant de son véhicule.  S’est-il endormi  ?  Le véhicule zigzague sur cette route de campagne et mène Daniel dans le fossé avec sa voiture.

Pour résumer, sur cette route de campagne, en un début de soirée, un jeune homme de  vingt-six ans, Daniel se trouve dans un fossé, seul, et, dans un état très préoccupant…  Là, en pleine campagne, sur cette route du Nord, il n’ y a pas âme qui vive à moins d’un kilomètre de cet accident.

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Quand la misère devient poussière.

Bonjour à toutes,

Bonjour à tous,

Il y a souvent des gens que l’on ne voit pas et pourtant ils sont là.  Combien de fois sommes-nous passé à côté d’une personne que nous n’avions pas voulu voir parce qu’elle nous dérangeait ?  C’est un peu comme ce qui suit…  Une femme laissée là, dans le froid matin d’hiver, une femme allongée semblant dormir…

… La neige, berceau immaculé, linceul de la femme qui se meurt, suaire naturel qui enveloppe la nature mortelle de cette personne…  J’ai froid pour cette mamie, ma mie, mon pain de vie et, pourtant, ce n’est pas ma mamie, elle qui semble dormir du sommeil du juste…  Il est 4 heures 59 en ce froid matin de janvier.  Dans cette gare aux quatre vents, cette salle des pas perdus, elle, ce n’était pas ses pas  qu’elle avait perdus mais son corps.

Celui-ci reposait là dans ce hall de la gare de Perrache à Lyon.  Son corps était allongé comme une momie.

Elle s’est fanée un soir mais la rosée du matin ne l’a pas éclose à nouveau.

Comme fane la rose, mon coeur se dessèche  en son absence.  La nature est  en veille, les roses vont  se faner, et avec, le jardin morose de la vie ; les douleurs des disparitions, doucement ne seront plus qu’un souvenir jusqu’aux prochaines fleurs.  Combien de mots, combien de larmes, ai-je pu essuyer en suivant les parcours chaotiques d’êtres “hybrides”.   Je me suis cru parfois perdu dans cet espace sans balise, sauvage et infini, au bord de la peur et de la folie.

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L’ aube dernière arrive !

Bonjour à toutes,

Bonjours à touts,

L’ aube dernière arrive !

La nuit est un combat et le plus beau des combats, je l’ai trouvé dans la rue avec moi-même.  Le soleil  ne se lève pas sur la planète du noctambule. Voilà pourquoi ce n’était pas un matin comme les autres.

L’homme a-t-il le choix ? Car à l’aube, la vie vous fait une promesse qu’elle ne tient jamais et ceci avec l’amour maternel.  La seule lumière ouverte sur le temps était ce rai de soleil qui perçait péniblement les persiennes.  Elle faisait plisser mes yeux, m’arrachant à mon sommeil, entre la pâle lueur du jour où j’essayais de me raccrocher et la désespérance qui m’accablait.  Je balbutiais dans mon pauvre lit des mots qui n’ont plus de valeur.  Car chaque détresse est un message…

Pour être libre faut-il mourir ?  Pour enfin renaitre au grand jour.  Comment trouver un réconfort lorsque nous sommes tenus en laisse ?  Toute la vie est mise en cage.

Je voudrai, en ce jour, faire le pari d’être heureux, sans avoir à chercher l’Absolu dans ce monde impossible.

Aimer sans fin,

L’ Amour Absolu a tout créé,

On le trouve en soi, mais aussi en tout.

Aimer sans fin, c’est une évolution éternelle,

Aimer, c’est se détacher de la peur.

Impossible rencontre dans le couple humain, impossible union de l’homme et de la femme.  L’éveil ou l’illumination est pour moi une quête, un appel à sortir du rêve et à entrer dans mon coeur…

L’éveil  est un déchirement du voile, une prise de conscience.

Devant sa beauté endormie,

Je n’ose me manifester.

Face à son corps alangui,

Je rêve de la réveiller.

Il ne restera, de moi, qu’une étole,

S’échouant sur ce grand baldaquin.

Il ne se souviendra  que de l’étoile

Qui s’éteignit ce funeste matin .

Impuissant face à ce destin,

Coulent ses larmes de chagrin.

C’est ainsi que j’ai découvre cet Absolu qui me tient tant à coeur.  L ‘Amour est une évanescence, pourtant la nuit est une échappatoire qui fait peur.

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La nuit des Veilleurs Silencieux

Bonjour à toutes,

Bonjour à tous,

Pour retrouver votre héritage spirituel, Renouer avec votre identité universelle et votre âme.

Entrer et recouvrer la liberté.  Pour cela pousser la porte intérieure…

Une traversée venait de se produire, j’en avais vaguement la sensation en mon corps ; simplement, maintenant, j’en garde des picotements.  Je ne savais pas où cette expédition m’avait conduit ; je ne reconnaissais pas clairement  cet endroit pour le moins atypique ; j’étais, certes, mal à l’aise.

Pourtant, au fond de moi, quelque chose me disait que ce voyage, je l’avais déjà expérimenté…  En vérité, j’en avais des sensations plus ou moins fortes.   Il est vrai que cela est difficile pour quelqu’un qui n’a jamais fait ce périple de ressentir, par des mots représentatifs, ne serait-ce qu’une vague idée de ce que j’ai pu vivre comme aventure.

Je dis aventure, mais est-ce bien ce que je souhaiterai laisser comme empreinte ?  Je penserai bien plutôt à quelque chose de singulier, voire quelque chose de particulièrement mystique…

C’est, en effet, une expérience étrange et fortuite qui est survenue.  C’est comme une sorte d’extase, en vérité, une allégorie.  Ce phénomène étrange, du genre contemplatif pour certain(es), ne peut, en  ce jour, être décrit totalement par des mots d’ordre humain.  Cela appauvrit la nature de cette expérience,  -oh combien ! – merveilleuse, au sens large du terme…

C’est en quelque sorte une évidence qui s’est traduite dans un espace temps, en un moment inattendu, et qui a donné cette extase.

C’est cette couleur si particulière à l’événement, que je me permets de traduire en mots, aussi proche que la réalité vécue.

Ne m’en veuillez pas de cette pâle transcription, comme une photo couleur sépia… Je préfère laisser des vagues symboliques de cet événement inspiré et qui, aujourd’hui, reste imprégné dans mon âme, comme marqué au fer rouge.

L’expédition mystique que je vous retrace n’est point une ritournelle chantée par un artiste de rue sur un quelconque orgue de Barbarie.

C’est bien plus que cela, une force qui vous tient chevillé(e) au corps et à l’âme.  Je peux, aujourd’hui encore encore, ressentir de vagues frissons à l’évocation de ce que j’ai pu vivre.

Bien entendu, de ce que j’exprime, chacun(e) pourra ressentir que mon récit est par moments fané ou diaphane ; c’est possible, je vous le dis encore, il n’y a rien qui puisse en ce temps traduire vraiment l’image de ce que j’ai vécu.

Il y a, cependant, une représentation tout à fait convergente de ce moment intemporel qui ne peut laisser indifférent.   En effet, cela est ainsi, bien qu’aujourd’hui il soit saugrenu de dépeindre une histoire à caractère mystique…

De tout temps, ce genre d’actualité a lieu… toutefois, rares sont les personnes qui ont eu l’écho de ce mystère intriguant… Peut-être quelques initiés ont pu y avoir accès.

Quelques “empêcheurs de tourner en rond” diront, avec un large sourire, que tout cela n’est que folie…  Ils diront cela, même si beaucoup de personnes ont déjà expérimenté un tel voyage… un tel voyage qui peut être considéré comme une simple ébauche qui n’est pas de commune habitude.

Je rappelle, pour ma part, que j’ai effectué cet égarement qui n’est pas simplement du domaine de l’intellect, mais bien plus une expérience à vivre.

C’est un mystère entièrement voilé pour certain(e)s qui mène à une connaissance approfondie de l’être que nous sommes.

Vous pouvez alors comprendre pourquoi notre corps physique se retrouve actuellement autant au travail.  Il est assailli de toute part par de nouvelles énergies qui sont nettement plus fortes que celles que nous avons l’habitude de recevoir.

Il nous faut donc nous alléger ; c’est la raison pour laquelle il nous faut abandonner notre structure carbone pour une structure cristalline, plus en phase avec ce qui arrive.

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Euphonia, Douceur de la voix

Bonjour à toutes,

Bonjour à tous,

En cette fin d’après-midi, je venais de recevoir un appel téléphonique ; une personne de ma connaissance me demandait si je pouvais l’aider à résoudre son problème du moment.

Ce faisant, je n’avais pas hésité une seconde, et, nous avions, alors, entamé une conversation.  Après quelques minutes, notre discours changea d’intensité et le climat dans lequel nous nous trouvions changea lui aussi.

Je n’avais pas conscience réellement de ce qui se passait entre cette personne et moi, mais je percevais tout de même un climat inhabituel.  Je ne sais pas pour vous, mais il est toujours difficile de ma propre hauteur, de retranscrire ce qui n’est pas tangible véritablement.

C’est bien ce qui m’est arrivé ce jour là ; c’est quelque choses qui n’a pas de réalité tangible et je ne sais pas s’il est possible d’imaginer qu’en discutant par lignes téléphoniques interposées je puisse être l’auteur de cet événement.  De quoi s’agit-il, me direz-vous ?

Dans cet état de conscience altérable ou je me trouvais, je ne réalisais pas ce qui se passait.

Je sentais bien que je n’étais plus à ma place, celle d’écouter et de répondre à mon interlocutrice.  J’étais sensiblement “déconnecté” de cette conversation, quoique, l’étais-je vraiment ? Je pouvais répondre à ma correspondante mais je n’étais pas conscient en totalité de la réponse que je lui  délivrais.

Certaines personnes bien intentionnées pourraient me dire que j’étais sous état hypnotique, que je n’avais pas toutes mes facultés mentales et intellectuelles…  “Oui”, répondrais-je avec assurance.  Mais était-ce véritablement ce qui s’était produit ce jour là, en cette fin d’après-midi, en dialoguant au téléphone ?  Traduire ce que j’ai vécu comme phénomène est certainement très difficile, les mots manquent et traduire une émotion de ce genre, vous le comprendrez aisément, cela n’a rien de facile.

C’est à cet égard que je vous demande votre indulgence…  Que s’est-il passé ? Je me permets de vous éclairer quelques peu selon mon point de vue.

La voix de cette personne me parvenait comme si nous étions très loin ; je sentais aussi que je n’étais plus moi même.  J’étais bien là, assis dans mon cabinet de consultation avec mon téléphone à la main.  Pourtant, je ne répondais que partiellement à ma correspondante.

J’étais ici et ailleurs, à deux endroits à la fois, comme par ”bilocation”. Cela peut paraître absurde, totalement absurde, et, pourtant, c’est bien ce que j’ai vécu ce jour là en cette fin d’après-midi, vers  17 heures.  Comment cela peut-il se faire, être ici et là-bas, ici et ailleurs ?

Penserai-je être bon pour une maison d’internement ?  Qui peut en juger, certainement pas moi en cet état…  Etre sensiblement dans un autre espace-temps, ici et ailleurs, cela peut sembler affolant.  Je vous dirai que, lorsque l’on se trouve au téléphone, on ne pense pas à ce genre de phénomènes, même si l’on sait que ça existe.

J’entendais la voix de ma correspondante, mais mon mental, lui ne ”captait” pas ce qui m’était dit.  J’entendais des sons très lointains… Étais-je toujours en relation  avec cette connaissance ?

Certainement, mais devant moi, se présentaient des scènes d’un autre âge. Les paroles de mon interlocutrice me semblaient de plus en plus lointaines.  Je percevais ces images parfaitement comme dans un film et j’entendais à l’autre bout du fil que tout était cohérent.

J’étais le spectateur de ce film d’un autre temps ; j’étais dans ce film, pourtant, je ne faisais pas partie de ces scènes. Curieusement, j’étais hors du temps.

Notre conversation s’arrêta alors et je finis par raccrocher.

Je n’étais pas complètement remis de cette aventure ‘paranormale’ quand une voix sortie de nulle part prononça ces mots : “Je ne vais pas me présenter de suite”.

Je restais donc quelques instants interloqué, puis je pris une feuille et un texte sous dictée est apparu.  Ce n’était qu’un extrait, une partie qui m’ était confiés, que je vous transcrit là, aujourd’hui.  Je vous laisse libre de ce que vous trouverez, entre les lignes de ce texte hors temps…  J’ai clairement entendu cette douce voix de femme lors de la prise de ce texte.  Ma mains roulait vite sur le papier, l’écriture souple donnait un rythme au texte qui se voulait l’histoire d’une vie, de sa vie.  J’écrivais, je voyais et j’entendais…  Je vous laisse avec cette capture d’un autre temps…

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Avec le clou de mes crucifixions, j’écris l’absence…

Bonjour à toutes,

Bonjours à tous,

J’ouvre la porte de chez toi, celle qui donne sur le dehors, sur le vide, celle qui donne sur ton absence.

C’est long !   Je me suis perdu, j’ai failli m’endormir…  C’ est long !   Il s’agit d’un sacrifice sur l’autel de l’Absolu. L’absence de perfection, de pureté totale, crucifié volontairement et à regret parce que ‘l’Univers ou rien’…  Alors pas la peine d’en faire tant !

Elle vient… Déjà, j’entends dans ma tête le ‘pouls’ de ses pas, je reconnais le talon butant sur un trottoir imaginaire.  Plein du parfum familier des regrets…  Dans le silence de la nuit qui meurt, je pleure de toute la mer de mon corps.  Je pleure.

Les mots m’ écroulent, me reconstruisent, me fendent, m’illuminent, me lapident, m’ abolissent, comme un jouir… parfois la nuit j’ai du génie.

Mais là, à l’heure où l’aube se fait claire, j’écris avec le clou de mes crucifixions l’absence de ton nom.  Ta voix est belle, elle manquerait…  C’est… Oh ! je ne peux plus.  Écrire, après, ce n’est plus que transcrire, tenter de traduire cette fulgurance.

Tout le monde devrait en faire autant : arrêter  d’écrire.  C’est une bonne idée.

Avec le clou de mes crucifixions, j’écris ta présence invisible.  Dans mes nuits interlopes, je suis venu vous dire la solitude éternelle de l’homme abandonné.  Tes images ne me sont, par moment, pas très claires et précises, mais cela n’enlève pas l’émotion qui me pénètre.  Je souffre dans ma chair, dans mon âme.  La nuit s’abandonne au jour naissant, une autre vie s’anime.

J’ai les membres qui s’écartèlent alors que ta voix s’élance dans ma pauvre tête ; c’est comme un jeu de paume, cela rebondit dans mon cerveau.

Ta voix me crucifie littéralement en mon coeur.  C’est le crépitement d’une source qui coule en moi comme un puits  de larmes.  J’écris ce crucifiement de ma chair à l’encre de mon sang.

C’ est l’absence qui est un peu de moi qui me crucifie un peu plus chaque jour comme si ce sacrifice vivant je le revivais au quotidien.

Par ces mots qui coulent sur cette feuille, je sais que tout mon être se déchire sur l’horizon de la vie.  Je suis partagé, écartelé, déchiré par ton absence.  Par  ce vide qui m’entoure, je cherche en cette aube nouvelle, ton souvenir quand mon coeur est en peine.  Je cherche en cette clarté nouvelle ton souvenir car je me sens seul quand la lumière descend.  A mes yeux sont accrochées les perles de l’ennui.  J’ai un crucifix dans le coeur.  Je cherche ton souvenir au fond de moi, au fond de mon âme, ton  nom…

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Quand le jour pleure

Bonjour à toutes,

Bonjour à tous,

Dans ce qui va suivre peut-être allez vous vous reconnaître.  Dans ce e texte, de nature inspirée, il me semble que chacun(e) d’entre vous pourra y trouver ce dont il/elle a besoin pour cheminer tranquillement ; pour d’autres encore, il est tout aussi possible de l’intégrer en tant que ‘simple’ histoire.  Je reste convaincu, toutefois, qu’à travers tout ce que vous allez y découvrir, quelques mots résonneront en vous même, et ce, même si vous n’en avez pas conscience…

Il est possible également que vous ressentiez, par la suite, le besoin de relire ce texte afin de vous nourrir de la mélodie des mots, qui comme une vague, berceront votre coeur à un moment clé de votre vie.

Sur ce préambule, je vous invite, de ce pas, à découvrir ‘Quand le jour pleure.’


Ce matin est un jour comme tous les autres.  La nuit vient de se retirer et l’aube nous offre ses plus belles couleurs.  Il est encore tôt en ce jour pour distinguer la véritable lumière du monde.

Pourtant, alors que je viens juste de m’éveiller, je sens une étrange harmonie régner dans cette maison.

Qui suis-je me demandez-vous ? C’est bien simple :  je suis le propriétaire de cette maison.  Chaque jour, j’ai pour habitude de me lever à l’aube…  De toute façon je ne dors plus.  J’aime être là  à potron-minet quand tout est calme….

Tout ceci ne définit en aucune façon qui je suis, me direz-vous…

Si vraiment votre curiosité est piquée à vif , il vous suffit de demander aux personnes qui m’ont connu dans mon ancienne vie.   Je préfère que ce soit elles qui parlent de moi, car je n’aime en aucun cas me livrer à des étrangers, si noble en soit la cause.

Enfin, puisque vous me le demandez avec insistance, j’accepte volontiers de  me jeter dans la fosse aux lions.  J’espère avoir la même chance que Daniel et ses compagnons dans la Bible…

Pour tout dire, je ne suis pas un homme ordinaire ; en vérité, certains me qualifieraient même d’atypique, d’autre d’impulsif ; toutefois, si vous acceptez de bien vouloir regarder derrière les apparences, parfois bien singulières, tout ce qui aura pu être révélé de moi vous apparaîtra bien en-deçà de la réalité…

Ce que vous allez découvrir de moi vous étonnera sans doute et vous aurez à l’intégrer comme on dit.  Certes, mais passé cette surprise, vous aurez devant vous un homme qui n’a pas son pareil : une personne peu commune, avec une couleur peu ordinaire, allié d’un esprit tel qu’on n’en rencontre pas tous les jours.

Je suis, de fait, Céladon, propriétaire de la maison où je me trouve ce matin même.

Je me disais donc qu’il régnait une atmosphère d’étrangeté dans cette bâtisse.   Pourtant , je venais tout simplement de rejoindre ma table de travail, comme je le fais tous les matins, un geste somme toute, banal…  Je m’ apprêtais ainsi à écrire quand soudain, un petit, tout petit bruit se fit entendre.   Surpris je me retournais, mais comme je ne distinguais rien, je me mis à continuer d’ écrire…  et de nouveau, ce même bruit, toujours diffus mais sans que je puisse rien voir.

Je sentis un courant frais derrière moi ; pourtant, aucune porte, aucune fenêtre n’étaient ouvertes : que cela pouvait-il bien être ?

Je sentis de nouveau ce courant qui parcourait ma colonne vertébrale qui remontait jusqu’à ma tête et qui me plongeait peu à peu dans un demi sommeil.  Non, il ne s’agissait pas d’un serpent, mais tout simplement cet air frais qui bouge comme des vagues…

Un bruit continuait de résonner dans ma tête ; je sentais que je n’étais plus moi.  J’entendais toujours un brouhaha, comme lorsque l’on se trouve au milieu d’une foule.  Soudain, sans prévenir, le calme, le silence d’un cloître monastique se fit jour dans mon ‘cerveau’.   Diantre que le silence est difficile à vivre !  Ce silence avait une coloration inhabituelle, une consistance que je n’ai pas souvent l’usage d’appréhender d’ordinaire…

Comme une mer apaisée, des mots se formèrent et retentirent dans ma tête.   Ces mots glissaient comme sur une patinoire pour venir se répercuter dans tout mon corps, au rythme du texte que j’écrivais et que je n’arrivais plus à maîtriser…

OUBLIER

Je sais que tu me regardes dans le silence des Anges.

Je sais que tu es près de moi, ému, tu penses à tout ce que l’on aurait pu faire.

Le temps a pris la terre de ton corps.

Tu es parti pour un autre port,

Celui de l’autre rive.

Aujourd’hui dans la nuit tardive,

Tu viens me dire de vivre.

Je me sentais encore sous le coup de cette émotion, il était là et je sentais sa force…  J’étais, comme jamais, ému car nul ne m’avait auparavant dit d’aussi belles paroles.

Doucement, comme une peau qui se détache, il s’en alla…  mais son ‘aura’ resta autour de moi un moment encore.  Je me mis alors à pleurer ; c’était inouï, je pleurais, je ne savais faire que ça…  délicate attention que ces larmes qui coulaient sur mon visage….  Encore ému de cette rencontre de si bon matin je restais interloqué.

Je repris doucement mes écrits, ma main encore tremblante du désir de recevoir encore des mots d’amour aussi forts que ceux qui m’étaient parvenus il y avait à peine  quelques instants.  Je laissais machinalement courir cette phrase sur le papier :

‘Provoque en moi cet infini, ce vide vide qui m’envahit…’

Ainsi se définissait la sensation que mon corps me transmettait :  un vide, je tombais dans un tourbillon, c’était comme l’horloge béante du temps qui passe…

Plouf  !   Je passais au travers de l’horloge…  Je continuais également à noircir la page qui se trouvait devant moi, tout en me disant : ‘Les mots servent parfois à se reconstruire, les histoires à s’inventer pour survivre après tant de souffrance, vivre pour mieux s’envoler’.

Jamais je n’aurai pu, un jour ou l’autre, imaginer ce que je venais de vivre ce matin…  Le droit le plus important n’est-il pas celui de rêver ?

Bien entendu mais je n’étais pas en train de rêver…  Ce qui m’était arrivé était-il bien réel ?  J’en ressentais encore des frissons.

Je me disais que tout ceci était vraiment impensable… Qui étais-je pour assister à de tels évènements ?

Doucement, comme sur une scène de théâtre, un trouble se fit sentir ; c’était le rideau de cette scène qui se refermait.  Je plongeais ainsi, de nouveau, dans l’oubli momentané et  je ne répondais plus.  ‘C’est doux chez toi, je me sens bien’…  Je ne savais pas où j’étais mais je savais bien qui j’étais.

Le voile devant mes yeux me laissaient dans une certaine cécité, ce noir qui m’envahissait me donnait  des accents de bonheur.   ‘C’est doux chez toi, oui je me sens bien’.  Malgré cela, une Lumière se faisait jour au centre de mon être…  C’était enfin un rai de Lumière : je le voyais mais le voile devant mes yeux était toujours présent.

Dans ce tourbillon de Lumière blanche éclatante je me sentais enivré, le temps n’existai plus…

Devant moi un éclair Lumineux apparut… Une voix se fit entendre et je pus comprendre ceci: ‘Il y a des Vierges qui versent des larmes quand le jour pleure’.

C’était comme un tonnerre qui retentissait, le temps se faisait diaphane, tout ce faisait tristesse en ces lieux…  Un poids m’accablait, je sentais de nouveau mon corps habillé d’une lourdeur inconnue et je ne savais pas ce que cela représentait.

Je luttais contre cette sensation, mon coeur s’accélérait et de nouveau un éclaire blanc jaillit au centre de moi.   J’étais décomposé mais dans la joie.   Je retrouvais ma table et mes écrits .  Voilà ce que je trouvais sur cette page :

‘Exige beaucoup de toi-même et attends peu des autres.’

‘On n’est jamais que ce que qu’on est, que ce qu’on naît.  On est.  Il suffit d’une étincelle pour que la vie s’embrase.’

‘Le temps n’existe pas, c’est une illusion du mental ; tout s’emboîte comme des poupées russes, les univers, les vies ne font qu’un.  Tu es.’

‘L’univers n’est qu’un voile, un millefeuilles : c’est là  que l’on voyage à travers les galaxies de nos vies.’

‘On n’ enseigne pas ce que l’on sait, on enseigne ce que l’on est.’

Aujourd’hui encore, j”ai du mal avec ce texte, je ne comprends toujours pas ce qui est devant moi mais une seule chose me revient en mémoire : j’ai réellement fait un voyage à travers le temps, l’espace d’un matin…

Qui suis-je, moi pour avoir été investi de cette force non ordinaire ?

Ce matin-là, je venais d’entrevoir, par l’intermédiaire d’un Etre d’une dimension autre que la nôtre, le voyage à travers le temps ; j’avais aperçu ce futur probable que notre terre allait vivre…  Cela peut ressembler, pour certain(es)s d’entre vous, à des pleures et des cris : c’est la raison pour laquelle on peut dire alors… que le jour pleure !

Je vous souhaite une bonne journée et une bonne semaine.