Quand la misère devient poussière.

Bonjour à toutes,

Bonjour à tous,

Il y a souvent des gens que l’on ne voit pas et pourtant ils sont là.  Combien de fois sommes-nous passé à côté d’une personne que nous n’avions pas voulu voir parce qu’elle nous dérangeait ?  C’est un peu comme ce qui suit…  Une femme laissée là, dans le froid matin d’hiver, une femme allongée semblant dormir…

… La neige, berceau immaculé, linceul de la femme qui se meurt, suaire naturel qui enveloppe la nature mortelle de cette personne…  J’ai froid pour cette mamie, ma mie, mon pain de vie et, pourtant, ce n’est pas ma mamie, elle qui semble dormir du sommeil du juste…  Il est 4 heures 59 en ce froid matin de janvier.  Dans cette gare aux quatre vents, cette salle des pas perdus, elle, ce n’était pas ses pas  qu’elle avait perdus mais son corps.

Celui-ci reposait là dans ce hall de la gare de Perrache à Lyon.  Son corps était allongé comme une momie.

Elle s’est fanée un soir mais la rosée du matin ne l’a pas éclose à nouveau.

Comme fane la rose, mon coeur se dessèche  en son absence.  La nature est  en veille, les roses vont  se faner, et avec, le jardin morose de la vie ; les douleurs des disparitions, doucement ne seront plus qu’un souvenir jusqu’aux prochaines fleurs.  Combien de mots, combien de larmes, ai-je pu essuyer en suivant les parcours chaotiques d’êtres “hybrides”.   Je me suis cru parfois perdu dans cet espace sans balise, sauvage et infini, au bord de la peur et de la folie.

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