Avec le clou de mes crucifixions, j’écris l’absence…

Bonjour à toutes,

Bonjours à tous,

J’ouvre la porte de chez toi, celle qui donne sur le dehors, sur le vide, celle qui donne sur ton absence.

C’est long !   Je me suis perdu, j’ai failli m’endormir…  C’ est long !   Il s’agit d’un sacrifice sur l’autel de l’Absolu. L’absence de perfection, de pureté totale, crucifié volontairement et à regret parce que ‘l’Univers ou rien’…  Alors pas la peine d’en faire tant !

Elle vient… Déjà, j’entends dans ma tête le ‘pouls’ de ses pas, je reconnais le talon butant sur un trottoir imaginaire.  Plein du parfum familier des regrets…  Dans le silence de la nuit qui meurt, je pleure de toute la mer de mon corps.  Je pleure.

Les mots m’ écroulent, me reconstruisent, me fendent, m’illuminent, me lapident, m’ abolissent, comme un jouir… parfois la nuit j’ai du génie.

Mais là, à l’heure où l’aube se fait claire, j’écris avec le clou de mes crucifixions l’absence de ton nom.  Ta voix est belle, elle manquerait…  C’est… Oh ! je ne peux plus.  Écrire, après, ce n’est plus que transcrire, tenter de traduire cette fulgurance.

Tout le monde devrait en faire autant : arrêter  d’écrire.  C’est une bonne idée.

Avec le clou de mes crucifixions, j’écris ta présence invisible.  Dans mes nuits interlopes, je suis venu vous dire la solitude éternelle de l’homme abandonné.  Tes images ne me sont, par moment, pas très claires et précises, mais cela n’enlève pas l’émotion qui me pénètre.  Je souffre dans ma chair, dans mon âme.  La nuit s’abandonne au jour naissant, une autre vie s’anime.

J’ai les membres qui s’écartèlent alors que ta voix s’élance dans ma pauvre tête ; c’est comme un jeu de paume, cela rebondit dans mon cerveau.

Ta voix me crucifie littéralement en mon coeur.  C’est le crépitement d’une source qui coule en moi comme un puits  de larmes.  J’écris ce crucifiement de ma chair à l’encre de mon sang.

C’ est l’absence qui est un peu de moi qui me crucifie un peu plus chaque jour comme si ce sacrifice vivant je le revivais au quotidien.

Par ces mots qui coulent sur cette feuille, je sais que tout mon être se déchire sur l’horizon de la vie.  Je suis partagé, écartelé, déchiré par ton absence.  Par  ce vide qui m’entoure, je cherche en cette aube nouvelle, ton souvenir quand mon coeur est en peine.  Je cherche en cette clarté nouvelle ton souvenir car je me sens seul quand la lumière descend.  A mes yeux sont accrochées les perles de l’ennui.  J’ai un crucifix dans le coeur.  Je cherche ton souvenir au fond de moi, au fond de mon âme, ton  nom…

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