Une justice dans un monde déséquilibré

Bonjour à toutes,

Bonjour à tous,

Après avoir suivi les pérégrinations d’un Ermite dans le siècle, je vous propose pour continuer, dans la lignée, de vous mettre face à la… Justice !

Rappelons-nous que l’Ermite porte en lui le glaive et la balance.  Toutefois, son épée ne peut-elle pas être justement le fléau de cette même balance ? ce fléau qui donne au monde un certain équilibre, une équanimité ?  Cela se peut, en effet, car l’Ermite séculier, citadin, a précisément acquis l’égalité d’âme, d’humeur ; il a en lui une disposition affective de détachement et de sérénité.  Tout cela est en rapport avec le monde dans lequel vit l’Ermite ; en vérité, sa pratique spirituelle, son cheminement ainsi que sa croissance spirituelle en sont le résultat.  Ayant pris pour symbole la balance, l’Ermite se stabilise dans l’acceptation de lui-même et des circonstances ; il gagne, de fait, un certain lâcher-prise.  L’ Ermite se stabilise et contemple les deux plateaux de la balance où sont disposés le bien et le mal qui ne sont que pure subjection pour lui.

Pour cela il faut changer son regard !  De même, c’est en associant l’épée à la balance, – qui se rapporte plus spécialement à la justice terrestre -, que le coupable sera frappé.  C’est aussi parce que l’épée sépare le bien du mal que justement cela peut avoir lieu.  L’ Ermite, en tant qu’être spirituel, est vraiment à même de brandir l’épée de toutes les conquêtes spirituelles.

C’est également de cette manière que le Christ a apporté l’épée, symbole du verbe et de la parole (Matthieu 10, 34).  Aussi, c’est grâce au fait que l’épée a deux tranchants, mâle et femelles, que l’ Ermite a pu devenir androgyne, celui-ci ne connaissant pas la dualité sexuelle.

Durandal, Hauteclaire, Corte, Bantraine, Musaguine sont la personnalisation de l’épée qui brille comme la Lumière et l’ éclair, un fragment de la croix de Lumière.

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