Quand le jour pleure

Bonjour à toutes,

Bonjour à tous,

Dans ce qui va suivre peut-être allez vous vous reconnaître.  Dans ce e texte, de nature inspirée, il me semble que chacun(e) d’entre vous pourra y trouver ce dont il/elle a besoin pour cheminer tranquillement ; pour d’autres encore, il est tout aussi possible de l’intégrer en tant que ‘simple’ histoire.  Je reste convaincu, toutefois, qu’à travers tout ce que vous allez y découvrir, quelques mots résonneront en vous même, et ce, même si vous n’en avez pas conscience…

Il est possible également que vous ressentiez, par la suite, le besoin de relire ce texte afin de vous nourrir de la mélodie des mots, qui comme une vague, berceront votre coeur à un moment clé de votre vie.

Sur ce préambule, je vous invite, de ce pas, à découvrir ‘Quand le jour pleure.’


Ce matin est un jour comme tous les autres.  La nuit vient de se retirer et l’aube nous offre ses plus belles couleurs.  Il est encore tôt en ce jour pour distinguer la véritable lumière du monde.

Pourtant, alors que je viens juste de m’éveiller, je sens une étrange harmonie régner dans cette maison.

Qui suis-je me demandez-vous ? C’est bien simple :  je suis le propriétaire de cette maison.  Chaque jour, j’ai pour habitude de me lever à l’aube…  De toute façon je ne dors plus.  J’aime être là  à potron-minet quand tout est calme….

Tout ceci ne définit en aucune façon qui je suis, me direz-vous…

Si vraiment votre curiosité est piquée à vif , il vous suffit de demander aux personnes qui m’ont connu dans mon ancienne vie.   Je préfère que ce soit elles qui parlent de moi, car je n’aime en aucun cas me livrer à des étrangers, si noble en soit la cause.

Enfin, puisque vous me le demandez avec insistance, j’accepte volontiers de  me jeter dans la fosse aux lions.  J’espère avoir la même chance que Daniel et ses compagnons dans la Bible…

Pour tout dire, je ne suis pas un homme ordinaire ; en vérité, certains me qualifieraient même d’atypique, d’autre d’impulsif ; toutefois, si vous acceptez de bien vouloir regarder derrière les apparences, parfois bien singulières, tout ce qui aura pu être révélé de moi vous apparaîtra bien en-deçà de la réalité…

Ce que vous allez découvrir de moi vous étonnera sans doute et vous aurez à l’intégrer comme on dit.  Certes, mais passé cette surprise, vous aurez devant vous un homme qui n’a pas son pareil : une personne peu commune, avec une couleur peu ordinaire, allié d’un esprit tel qu’on n’en rencontre pas tous les jours.

Je suis, de fait, Céladon, propriétaire de la maison où je me trouve ce matin même.

Je me disais donc qu’il régnait une atmosphère d’étrangeté dans cette bâtisse.   Pourtant , je venais tout simplement de rejoindre ma table de travail, comme je le fais tous les matins, un geste somme toute, banal…  Je m’ apprêtais ainsi à écrire quand soudain, un petit, tout petit bruit se fit entendre.   Surpris je me retournais, mais comme je ne distinguais rien, je me mis à continuer d’ écrire…  et de nouveau, ce même bruit, toujours diffus mais sans que je puisse rien voir.

Je sentis un courant frais derrière moi ; pourtant, aucune porte, aucune fenêtre n’étaient ouvertes : que cela pouvait-il bien être ?

Je sentis de nouveau ce courant qui parcourait ma colonne vertébrale qui remontait jusqu’à ma tête et qui me plongeait peu à peu dans un demi sommeil.  Non, il ne s’agissait pas d’un serpent, mais tout simplement cet air frais qui bouge comme des vagues…

Un bruit continuait de résonner dans ma tête ; je sentais que je n’étais plus moi.  J’entendais toujours un brouhaha, comme lorsque l’on se trouve au milieu d’une foule.  Soudain, sans prévenir, le calme, le silence d’un cloître monastique se fit jour dans mon ‘cerveau’.   Diantre que le silence est difficile à vivre !  Ce silence avait une coloration inhabituelle, une consistance que je n’ai pas souvent l’usage d’appréhender d’ordinaire…

Comme une mer apaisée, des mots se formèrent et retentirent dans ma tête.   Ces mots glissaient comme sur une patinoire pour venir se répercuter dans tout mon corps, au rythme du texte que j’écrivais et que je n’arrivais plus à maîtriser…

OUBLIER

Je sais que tu me regardes dans le silence des Anges.

Je sais que tu es près de moi, ému, tu penses à tout ce que l’on aurait pu faire.

Le temps a pris la terre de ton corps.

Tu es parti pour un autre port,

Celui de l’autre rive.

Aujourd’hui dans la nuit tardive,

Tu viens me dire de vivre.

Je me sentais encore sous le coup de cette émotion, il était là et je sentais sa force…  J’étais, comme jamais, ému car nul ne m’avait auparavant dit d’aussi belles paroles.

Doucement, comme une peau qui se détache, il s’en alla…  mais son ‘aura’ resta autour de moi un moment encore.  Je me mis alors à pleurer ; c’était inouï, je pleurais, je ne savais faire que ça…  délicate attention que ces larmes qui coulaient sur mon visage….  Encore ému de cette rencontre de si bon matin je restais interloqué.

Je repris doucement mes écrits, ma main encore tremblante du désir de recevoir encore des mots d’amour aussi forts que ceux qui m’étaient parvenus il y avait à peine  quelques instants.  Je laissais machinalement courir cette phrase sur le papier :

‘Provoque en moi cet infini, ce vide vide qui m’envahit…’

Ainsi se définissait la sensation que mon corps me transmettait :  un vide, je tombais dans un tourbillon, c’était comme l’horloge béante du temps qui passe…

Plouf  !   Je passais au travers de l’horloge…  Je continuais également à noircir la page qui se trouvait devant moi, tout en me disant : ‘Les mots servent parfois à se reconstruire, les histoires à s’inventer pour survivre après tant de souffrance, vivre pour mieux s’envoler’.

Jamais je n’aurai pu, un jour ou l’autre, imaginer ce que je venais de vivre ce matin…  Le droit le plus important n’est-il pas celui de rêver ?

Bien entendu mais je n’étais pas en train de rêver…  Ce qui m’était arrivé était-il bien réel ?  J’en ressentais encore des frissons.

Je me disais que tout ceci était vraiment impensable… Qui étais-je pour assister à de tels évènements ?

Doucement, comme sur une scène de théâtre, un trouble se fit sentir ; c’était le rideau de cette scène qui se refermait.  Je plongeais ainsi, de nouveau, dans l’oubli momentané et  je ne répondais plus.  ‘C’est doux chez toi, je me sens bien’…  Je ne savais pas où j’étais mais je savais bien qui j’étais.

Le voile devant mes yeux me laissaient dans une certaine cécité, ce noir qui m’envahissait me donnait  des accents de bonheur.   ‘C’est doux chez toi, oui je me sens bien’.  Malgré cela, une Lumière se faisait jour au centre de mon être…  C’était enfin un rai de Lumière : je le voyais mais le voile devant mes yeux était toujours présent.

Dans ce tourbillon de Lumière blanche éclatante je me sentais enivré, le temps n’existai plus…

Devant moi un éclair Lumineux apparut… Une voix se fit entendre et je pus comprendre ceci: ‘Il y a des Vierges qui versent des larmes quand le jour pleure’.

C’était comme un tonnerre qui retentissait, le temps se faisait diaphane, tout ce faisait tristesse en ces lieux…  Un poids m’accablait, je sentais de nouveau mon corps habillé d’une lourdeur inconnue et je ne savais pas ce que cela représentait.

Je luttais contre cette sensation, mon coeur s’accélérait et de nouveau un éclaire blanc jaillit au centre de moi.   J’étais décomposé mais dans la joie.   Je retrouvais ma table et mes écrits .  Voilà ce que je trouvais sur cette page :

‘Exige beaucoup de toi-même et attends peu des autres.’

‘On n’est jamais que ce que qu’on est, que ce qu’on naît.  On est.  Il suffit d’une étincelle pour que la vie s’embrase.’

‘Le temps n’existe pas, c’est une illusion du mental ; tout s’emboîte comme des poupées russes, les univers, les vies ne font qu’un.  Tu es.’

‘L’univers n’est qu’un voile, un millefeuilles : c’est là  que l’on voyage à travers les galaxies de nos vies.’

‘On n’ enseigne pas ce que l’on sait, on enseigne ce que l’on est.’

Aujourd’hui encore, j”ai du mal avec ce texte, je ne comprends toujours pas ce qui est devant moi mais une seule chose me revient en mémoire : j’ai réellement fait un voyage à travers le temps, l’espace d’un matin…

Qui suis-je, moi pour avoir été investi de cette force non ordinaire ?

Ce matin-là, je venais d’entrevoir, par l’intermédiaire d’un Etre d’une dimension autre que la nôtre, le voyage à travers le temps ; j’avais aperçu ce futur probable que notre terre allait vivre…  Cela peut ressembler, pour certain(es)s d’entre vous, à des pleures et des cris : c’est la raison pour laquelle on peut dire alors… que le jour pleure !

Je vous souhaite une bonne journée et une bonne semaine.

Une réflexion au sujet de “Quand le jour pleure

  1. Bonjour Fabrice,
    Je viens de lire votre message, il m’a beaucoup “parlé” surtout cette dernière phrase ;
    “On n’enseigne pas ce que l’on sait, on enseigne ce que l’on est”
    Elle me permet de comprendre certaines choses, par rapport au enseignements que je dispense… Merci.
    Cordialement
    Marie

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