A la bastide… d’Armandière

Bonsoir à toutes et à tous,

Je vous remercie des retours que vous me faites au sujet de mes articles.  Beaucoup d’entre vous me disent que cela leur permet  de se mettre en chemin.  D’autres encore, en admirent la beauté ; pour les autres abonnés, il s’avère que vous passez un bon moment avant de retrouver le tumulte de votre vie.

J’en suis fier et je n’ai pas honte de le dire. Mon but est atteint, j’espère que cette lettre ne restera pas  seulement en votre possession, mais, qu’à votre tour, vous la partagerez avec d’autres…   Je m’aperçois que vous êtes de plus en plus nombreux(ses) à vous engager sur une voie  ; cela réjouit mon cœur car c’était mon but en ouvrant ce blog.  Je passe beaucoup de temps pour vous satisfaire, je suis toujours soucieux de trouver ce qui éveillera votre curiosité du moment.

Le temps y est-il plus favorable ? Je le pense… C’est la raison pour laquelle je m’efforce de vous montrer un chemin parmi tant d’autres,  voire de faire appel au meilleur de vous même.   Vous êtes de plus en plus intéressés à lire mes articles, à les commenter ainsi qu’à commander mon livre ‘LUEUR’.   Je vous remercie du fonds du cœur.

Ce soir, je vous invite à visiter la Bastide d’ Armandière… Un lieu des plus surprenants.

Si par hasard, vous allez dans le sud, du côté de Limoux et de Rennes-les Bains, un peu sur les hauteurs, vous aurez peut-être la chance  d’apercevoir  une énorme demeure.

Je vous conseille de ne pas chercher à y entrer, car pour ce faire,  il faut y être invité par son propriétaire.   C’est, du moins, ce qui se dit dans le coin…  Je dois vous avouer que bien peu de personnes savent, en fait,  à qui appartient cette bastide ; en effet, aucun habitant des environs n’a jamais eu l’honneur d’ y pénétrer.

Toutefois, les langues vont bon train.   Il y a des gens qui  pensent que cette imposante demeure doit cacher quelque chose.   En effet, cet endroit n’est pas loin du mont Bugarach, cette montagne sacrée, réputée pour ses ‘montages’-canulars dont sont à l’origine certaines personnes peu scrupuleuses et avides de scoops et d’argent.  Pourtant, certaines fois, ce qui s’y passe n’est pas de l’invention…

… Mais moi, je vous avoue, maintenant, que j’ai eu l’honneur de rencontrer le propriétaire de cette bastide.   Je vais vous relater  mon expérience et  ce que j’ai vécu dans cet endroit.

Il y a bien longtemps, j’ai été convié, dans le département de l’ Aude  par un étrange personnage, certes, mais très intéressant  tout de même. J’avais été attendu à la gare de Perpignan par un homme qui se présenta comme l’homme à tout faire de Maître Tobias Vernaire.    On l’appelait  plus communément Maître Vernaire, car c’est de lui qu’il s’agit.

Nous sommes donc partis en voiture vers les hauteurs du pays.  Imaginez un peu ce lieu séculier que l’histoire nous a laissé et sur lequel  tant de conjectures possibles et inimaginables ont été échafaudées…  Ah ! le passé, quand il nous tient…

Dans ma tête, cela se précisait de plus en plus, et, tandis que nous roulions vers notre destination, les dires des ésotéristes  en mal de reconnaissance me revenaient et me berçaient.  Tout à coup, je vis que nous étions déjà arrivé à la bastide.

La grande porte s’ouvrit doucement et nous entrâmes dans ce lieu chargé ‘d’ histoire inconnue’.   Aussitôt, un homme vêtu  d’un autre temps descendit les quelques marches qui menaient  au perron et  me salua respectueusement.  Oui, cet homme, avec toute la prestance  de sa fonction me pressait de le rejoindre.

C’est dans une grande salle que je fut convié à m’asseoir, là près de la cheminée, où subsistait l’odeur d’un bon feu de bois.

Il est vrai que nous n’étions qu’au sortir de l’hiver et que les veillées, à cette époque de l’année, peuvent encore être froides.

Le Maître de ces lieux ne tarda pas à me rejoindre.  Il somma  son serviteur de préparer l’Immortelle. Quelques minutes plus tard, je vis l’homme  réapparaître, apportant un plateau sur lequel étaient posées deux tasses et une théière.   Je compris donc que l’Immortelle était une boisson, voire un breuvage.

Tobias me servit, en me disant : “Ceci est plus qu’une tisane, c’est un remède  d’exception que vous allez découvrir tout au long de votre séjour”.

Je bus donc quelques gorgées de breuvage.   C’est alors que le Maître se mit à parler :

“J’ai appris par mes pairs que vous étiez de la ‘famille’.   Savez-vous que peu de gens connaissent cet endroit ?  Pour y être admis, il faut être initié au Secret.  J’ai eu l’occasion de me renseigner sur vous, sur vos personnalités diverses et multiples  ;  c’est ainsi,  qu’après maintes réunions avec les ‘Frères’ , je vous ai fait chercher.  Mon but est de vous faire profiter de mon savoir car le temps vient où le monde doit changer.

Je viens ainsi de vous révéler la raison de votre venue à la bastide d’ Armandière.   Cher ami, pouviez-vous imaginer qu’ici, il se passait des merveilles ? Non…

Rien ne vous a été dit, pourtant, par votre finesse d’esprit vous avez eu l’intuition que ce lieu était hors du commun.”

De toute bonne foi, dans mon for intérieur, je le savais certainement, mais cela ne m’avait pas traversé l’esprit ; je me dis, qu’il me fallait faire de cette aventure, une expérience.

Avant de me congédier Maître Vernaire me dit de revenir en fin d’après-midi  et de l’attendre près de ‘la grange aux loups gris’. Il m’emmènerait alors faire une visite.

Avant de me rendre à ce rendez-vous j’allais avec l’homme de main préparer ma chambre et après je m’ y reposais.  Ma chambre se trouvait à l’ étage, sous les combles ; de suite, je remarquai qu’il s’agissait d’une chambre haute réservée aux invités de marque.

Cronos, lui, filait à grand pas, dévorant au passage les enfants du siècle.  L’heure venait bientôt de me rendre ‘à la grange aux loups gris’. Dans ma chambre, était posé sur ma table de nuitun carré que l’on nomme carré palindromique  Sator ou carré  magique. A l’intérieur, un plan était dessiné pour que je puisse me rendre à la grange.

Une dizaine de minutes plus tard, je parvenais donc à la ‘grange aux loups gris’. Le Maître m’attendait car, pour accéder à ce lieu, il fallait franchir  la porte qui relie le corps à la tête, par deux petites clef qui l’ouvrent.  Mais ce n’était que la première porte ; en effet, pour pénétrer en cet endroit, il fallait traverser douze portes.

Toutefois, avant que je puisse entrer, il me fallait franchir le voile invisible.  Le Maître, alors,  fit tourner la porte sur ses gonds afin de faire sauter le verrou.

Enfin j’étais arrivé à la septième porte, celle qui nous mène sur des chemins labyrinthiques, afin que l’on puisse être éclairé par la lumière blanche, la lumière rouge, et, pour terminer, la lumière verte.

“En effet, le Sacré se crée et cela crée les parfums, la quintessence, le feu”… me dit Maître Vernaire.

Il avait bien raison car une odeur me monta aux narines ; je reconnus alors cette huile de grand prix que l’on nomme ‘nard’ et qui est une huile de passage.

“Pour accéder au secret des secrets il faut vous emparer de la myrrhe” me dit encore le Maître.   “Elle est la vie et la mort”. C  ‘est  à ce moment là qu’une effluve me parvint discrètement :  c’était le Galbanum qui me ‘demandait’ si je voulais rester ou partir.

Le Maître me dit alors :  “C’est la spagyrie dont tu peux voir les quatre piliers qui sont fondamentaux :

  • L’ Alchimie,
  • La Philosophie,
  • L’ Astronomie,
  • La Vertu

Ce sont des points importants”.

“C’est pourquoi je te dis : Apprends donc l’alchimie, qui porte aussi le non de spagyria, qui enseigne l’art de séparer le faux du vrai. Ainsi est la lumière de la matière” (Paracelse).

Le Maître continua : Solvé et coagula.   Dissous et coagule, car l’un est une liqueur, l’autre est une oleité et enfin la troisième un alkali”.

“Tu sépares alors la terre du feu, le subtil de l’épais doucement, avec grande industrie”.

Telle est ma quête

Suivre l’étoile

Peu importent mes chances

Peu importe le temps

Ou ma désespérance

Et puis lutter toujours

Se damner

Pour l’or d’un mot d’amour

Je ne sais si je serais ce héros

Mais mon cœur serait tranquille

Et les villes s’éclabousseraient de bleu

Parce qu’un malheureux

Brûle encore, bien qu’ayant tout brûlé

Brûle encore, même trop même mal

Pour atteindre à s’en éclater

Pour atteindre l’inaccessible étoile

(La quête, Jacques BREL)

Le Maître venait de tout résumer : c’était bien le but de ma visite ici, à la bastide d’ Armandière.  En présence d’un ‘Frère’ j’eus donc, il y a bien longtemps, l’occasion de voir l’endroit où réside le secret des secrets.

Ce n’ était pourtant qu’un peu du voile qui m’avait  été permis d’entrouvrir. Mon séjour chez Maitre Tobias Vernaire marqua à tout jamais ma vie et aujourd’hui voilà qui je suis…   Je sais parfaitement que mon parcours n’est pas fini et qu’un jour prochain je reverrai le  Maître, mais qu’auparavant, il me faudra franchir la douzième porte…

Je vous remercie de votre attention et vous laisse méditer ce texte… à votre aise !

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