LUEUR : Découverte, Extrait d’un chapitre…

RETROUVAILLES DE DEUX AMES

Je te regardais mais je ne te voyais pas…  C’était comme une nuit noire sans soleil ni lune.  Quelques points dans le ciel brillaient, laissant apparaître la constellation de la Vierge, et deviner à peine l’étoile Spica, la distance nous séparant rendait nos relations difficiles et délicates, malgré l’épi qu’elle tenait en guise de plume.

Je te regardais mais je ne te voyais pas.  Je t’imaginais dans toute ta force parce qu’en toi, tu avais allumé les sept lampes de ton corps, que ta clarté s’illuminait tout en toi.  Le nimbe coloré de l’amour donnait l’impression d’une mandorle, d’une amande mystique.  On eût dit le pur chef-d’oeuvre d’un Nicolas POUSSIN, tel Les bergers d’Arcadie, c’était une divine création, à la divine proportion du Nombre d’Or, venu se fondre dans notre galaxie pour atteindre à la perfection purement terrestre d’une femme dans toute sa grâce, cristalline comme l’eau jaillissante des montagnes célestes, où viennent boire les enfants de notre Dieu, ou encore celle de la fontaine Zam-Zam que donna Dieu à Sarah dans le désert, éloignant de son enfant les périls de la soif.

Extrait de LUEUR

“Retrouvailles de Deux Ames”

Fabrice MATSIMA

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